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Plus-value résidence secondaire : impôt et calcul

Publié le 28 septembre 2026 · 6 min de lecture

La plus-value d'une résidence secondaire est imposable en France. La vente supporte l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux, alors que la résidence principale en est exonérée. Le montant à payer dépend surtout de la durée de détention, du prix d'acquisition et des travaux réalisés.

Qui paie l'impôt sur la plus-value d'une résidence secondaire

Toute personne qui vend une résidence secondaire située en France est imposable sur la plus-value réalisée, sauf dans les rares cas d'exonération prévus par la loi. La nature du bien au moment de la vente compte : un logement qui n'est pas la résidence principale du vendeur entre dans le champ de l'impôt.

La différence est d'abord une question d'usage. Un logement occupé à l'année par son propriétaire comme résidence principale est exonéré de l'impôt sur la plus-value. Une maison de vacances, un appartement loué ou un bien gardé pour un enfant qui part à la ville n'ouvre pas ce droit. Peu importe l'affection ou les années passées dans les murs : c'est l'usage effectif et permanent au jour de la vente qui décide.

Cela vaut aussi pour un vendeur qui habite à l'étranger mais possède un bien en France. La vente est imposable en France, et des règles propres s'appliquent aux non-résidents. Les sociétés ne relèvent pas de ce régime et doivent vérifier leur propre fiscalité avec leur conseil.

Le point de départ reste le même pour tout le monde : comparer ce qu'on vend et ce qu'on a payé. Les prix immobiliers par commune donnent un ordre de grandeur du marché local, établi à partir des ventes enregistrées dans DVF. Ils servent à se positionner, pas à calculer l'impôt.

Comment se calcule la plus-value imposable

La plus-value imposable est la différence entre le prix de vente et le prix d'acquisition augmenté des frais et des travaux, le tout corrigé par un abattement lié à la durée de détention. On ne taxe donc pas le prix de vente, mais le gain.

Prix d'acquisition : le montant figurant dans l'acte, auquel s'ajoutent les frais d'acquisition. L'administration accepte un forfait de 7,5 % du prix si vous ne pouvez pas justifier le détail des frais, ou les dépenses réelles sur justificatifs.

Travaux : les dépenses de construction, reconstruction ou amélioration peuvent être ajoutées, avec un forfait de 15 % du prix d'acquisition si le bien est détenu depuis plus de cinq ans et qu'aucun justificatif n'est conservé.

Le résultat forme la plus-value brute. Elle est ensuite réduite par l'abattement pour durée de détention, avant de recevoir les taux d'imposition.

Deux taux se cumulent : l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Pour un particulier résident de France, cela représente 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value imposable. Un simulateur permet d'obtenir un ordre de grandeur avant de s'engager : le simulateur de plus-value immobilière reprend ces étapes, de la durée de détention aux forfaits.

Les abattements pour durée de détention

Plus vous gardez le bien, moins l'impôt est lourd : des abattements s'appliquent à partir de la sixième année de détention et peuvent aboutir à une exonération totale. C'est le principal levier du vendeur d'une résidence secondaire.

Le mécanisme est progressif. Aucun abattement n'est accordé les cinq premières années. Ensuite, l'abattement est de 6 % par an de la sixième à la vingt et unième année, puis de 4 % pour la vingt-deuxième année. L'impôt sur le revenu disparaît donc à la vingt-deuxième année, et les prélèvements sociaux à la trentième, car leurs durées d'application diffèrent.

En pratique, deux biens vendus au même prix n'ont pas la même fiscalité. Un appartement acheté et revendu en quatre ans est imposé sur la quasi-totalité de la plus-value. Le même appartement gardé vingt-cinq ans ne supporte plus qu'une fraction des prélèvements sociaux. C'est la raison pour laquelle la date d'achat est la première information à retrouver avant de vendre.

La surtaxe sur les plus-values élevées

Une surtaxe s'ajoute à l'impôt sur le revenu lorsque la plus-value imposable dépasse 50 000 euros. Elle ne remplace pas l'imposition de base, elle s'y ajoute, et son barème est progressif par tranches, de 2 % à 6 % du montant de la plus-value.

Cette surtaxe surprend souvent les vendeurs de résidences secondaires, parce qu'elle ne dépend pas du prix du bien mais du gain réalisé. Un logement acheté il y a longtemps, dans une commune où les prix ont beaucoup monté, peut dégager une plus-value élevée même si le vendeur ne s'estime pas riche. Le calcul se fait sur la plus-value imposable, après application de l'abattement pour durée de détention. Autrement dit, attendre quelques années de plus peut faire sortir du barème, en réduisant la base.

Trois réflexes limitent l'effet de surprise. D'abord, rassembler les actes d'achat et les factures de travaux, qui réduisent la base imposable. Ensuite, faire tourner une simulation avant de fixer le prix de vente et de signer un compromis. Enfin, poser la question au notaire, qui chiffre l'impôt définitif et connaît les cas particuliers. La méthodologie de calcul des prix du site explique de son côté comment les valeurs de marché sont construites, pour fixer un prix réaliste dès le départ.

Déclaration et paiement : ce que fait le notaire

Le notaire s'occupe de la déclaration et du paiement de l'impôt sur la plus-value au moment de la vente. Le vendeur n'a pas de démarche séparée à accomplir pour l'essentiel du dossier.

L'impôt est prélevé sur le prix de vente, le jour de la signature de l'acte authentique. Le notaire établit la déclaration de plus-value, verse le montant au Trésor public et remet au vendeur le document qui récapitule le calcul. C'est aussi lui qui vérifie les exonérations éventuelles et l'origine de propriété.

Cette mécanique a une conséquence pratique : le vendeur ne touche pas le prix affiché. Il touche le prix diminué de l'impôt, des frais de vente et, le cas échéant, du remboursement du prêt. D'où l'intérêt de faire chiffrer le net avant de s'engager ailleurs.

Rien de tout cela ne concerne la résidence principale, exonérée. Et rien ne remplace un chiffrage réel : une estimation du bien donne la base de départ. Pour un appartement, la page estimation appartement permet d'obtenir une fourchette ; pour une maison, estimation maison. Un propriétaire qui le souhaite peut ensuite être mis en relation, avec son accord nominatif, avec une agence de sa commune.

Questions fréquentes

La vente d'une résidence secondaire est-elle toujours imposée ?

Oui, en principe. La plus-value d'une résidence secondaire est imposable, contrairement à celle de la résidence principale, sauf cas d'exonération prévus par la loi.

Comment savoir combien je vais payer avant de vendre ?

Le calcul dépend du prix d'acquisition, des frais, des travaux et de la durée de détention, puis des abattements et des taux applicables. Un simulateur de plus-value donne un ordre de grandeur avant le chiffrage définitif du notaire.

Les prix affichés sur ma commune servent-ils à calculer l'impôt ?

Non. L'impôt se calcule sur le prix réellement inscrit dans l'acte de vente et sur le prix d'acquisition, pas sur une moyenne communale. Les prix par commune servent à situer le bien sur son marché.

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